Le Beau Monde,
l’École Parallèle Imaginaire en résidence au TAG

Le Beau Monde est une création collective. Elle s’écrit au plateau, à huit mains, à partir de nos imaginaires, de nos souvenirs et de notre propre expérience de l’époque…

 

 

 

 

Dans la reconstitution parfaitement conservée d’un lieu de rassemblement typique du début du XXIe siècle, un rituel de mémoire se perpétue de génération en génération par voie orale, à travers les multiples bouleversements à venir.
Depuis un futur lointain dont nous ne saurons que peu de choses, comme dans une reconstitution dont on aurait peu à peu perdu le sens, trois officiants tentent d’incarner notre époque. Ainsi, peut-être espèrent-ils conserver quelques traces des pratiques et des souvenirs qu’Arthur, Blanche, Rémi et Simon, les lointains inventeurs, ont choisi de faire figurer dans le spectacle et qui, autrefois, ont provoqué en eux des émotions.
De manière presque documentaire, s’appuyant sur des extraits d’entretiens et sur l’imaginaire de ses créateurs, le rituel tente de transmettre à travers les siècles le portrait d’une génération telle qu’elle vivait dans les dernières années de la civilisation industrielle : ses imaginaires, ses rêves, ses espoirs et ses craintes, ses mythologies, ses usages étranges ou sublimes. Les inventeurs se posent la question  : de quoi souhaitons-nous que l’on se souvienne  ? Que préférerions-nous oublier  ? Pourquoi garder une trace ? 

 

Mise en scène collective
Avec Rémi Fortin, Arthur Amard, Blanche Ripoche
Sur une idée originale de Rémi Fortin
Musique  : Arthur Amard
Regard extérieur et scénographie : Simon Gauchet

Soutiens : Coproduction Nouveau Théâtre de Montreuil – CDN, Théâtre de Lorient – CDN, TAG – Théâtre à Grigny. Avec le soutien du Théâtre de Bécherel et du Théâtre de la Paillette.

 

Dates au TAG

    • Répétitions du 25 au 30 janvier 2021

Autres dates

    • Création en juillet 2021 au CDN de Montreuil

 

Fragment 426. À propos du temps

Au XXIe siècle nous croyons que la Terre tourne autour du Soleil.
Nous appelons “année” le temps qu’elle prend pour effectuer une révolution. C’est ainsi que nous comptons le temps.
Un cheval par exemple vit trente années. Un humain vit trois chevaux. Un tilleul vit cinq humains.
Une année est divisée en 365 journées, divisées en 24 heures, divisées en 60 minutes, elles-mêmes découpées en 60 secondes. Pour donner une idée, une seconde équivaut à peu près au temps entre deux battements de cœur.
Il y a donc 31 536 000 battements de cœur dans une révolution.
(Posture de la montre)
Certaines personnes portent dans leur poche ou au poignet une machine qui mime les battements du cœur. On dit qu’ils “ont l’heure”. Les autres “ont le temps”.


Pour en savoir plus  : site de la compagnie