Ecole Départementale de Théâtre – EDT 91

L’Orestie (2012)

Texte — Eschyle
Mise en scène — Sylvie Pascaud
Lumière et technique — Xavier Gruel
Vidéo — Fabrice Henry et Xavier Gruel
Avec Fabrice Henry, Julien Masson, Mathieu Touzé, Marie Schmitt, Lucie Raimbault, Chantal Dervieux, Clémentine Haro, Marie Ripoll, Thomas Martin, Candice Picaud, Ugo Strebel, Juliette Parmentier, Aurélien Feng, Pierre Izambert

Tout public à partir de 12 ans

Durée: 1h30

Retour sur l’Histoire…

L’Orestie commence avec l’histoire de la famille des Atrides. Agamemnon est le chef victorieux de la Guerre de Troie, il revient chez lui à Argos. Il est attendu par sa femme Clytemnestre qui vit avec Egisthe. Clytemnestre ne peut accepter le sacrifice de leur fille Iphigénie, décidé par Agamemnon, afin de pouvoir vaincre l’arrêt des vents et parvenir jusqu’à Troie. Clytemnestre aidée d’Egisthe tue Agamemnon.

La deuxième pièce Les Choéphores se passe huit ans plus tard alors que Clytemnestre règne avec Egisthe. Oreste exilé par sa mère, revient pour massacrer le couple adultère maudit et rejoint sa sœur, Electre restée à la maison et réduite à l’esclavage. Oreste devient à moitié fou, il est poursuivi par des déesses de la vengeance ancestrale qui sont les Erinyes.

ll est intéressant de revenir sur Les Euménides, titre de la troisième pièce et qui signifie Les Bienveillantes. A l’origine, ce sont des déesses malveillantes, à la poursuite d’Oreste à travers toute la Grèce. Ce dernier est protégé par Apollon, qui lui a conseillé de tuer sa mère. Les Erinyes veulent venger le meurtre maternel. La nouvelle génération des dieux, Apollon et Athéna, la déesse de la Terre, s’unissent pour dénouer le problème. C’est Athéna qui résout la contradiction en déplaçant la question, et en inventant pour sa ville, le tribunal démocratique. Oreste est ainsi sauvé, d’où le mécontentement des Erinyes qui veulent mettre Athènes à feu et à sang. Athéna imagine alors de récupérer les Malveillantes pour en faire des Bienveillantes qui veillent sur la ville quand elle est confrontée à ses crises.

La question du débat entre cette vieille loi de la vengeance qui existe depuis que le monde est monde, et la nouvelle loi qui impose la discussion et la persuasion, reste une réalité à la fois antique et d’une grande modernité. Dans le monde contemporain, l’expérience des problèmes de la loi du Talion et de la vengeance mécanique montre la persistance de la barbarie et le nécessaire combat humaniste.

Dans l’histoire de l’humanité, il n’est rien de plus fragile que l’idée de système de vie pacifique et de démocratie, à reconstruire tous les jours, au-delà des dissensions, avec toute la sagesse et l’attention portées à l’autre.

L’œuvre commence donc dans la nuit des temps avec de vieilles lois assassines, elle finit par la naissance, peut-être utopique, de la démocratie…Et c’est un vrai et long voyage endurant pour ces élèves qui se sont emparées de 4 traductions de Claudel, Mnouchkine, Rabeux et Py pour réécrire une Orestie à eux, où se sont confrontés les avis, les points de vue, les choix esthétiques et c’est cette Orestie-là qu’ils vous présenteront…

Sylvie Pascaud

 l'orestie

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