Saison 2016-2017

SEPTEMBRE

C’est donc ici que les gens viennent pour vivre ? / Compagnie L’Equipage de l’Antilope

Compagnie en résidence du 25 août au 1er septembre

Lecture musicale et dessinée à partir d’une sélection de textes des «Cahiers de Malte Laurids Brigge» de Rainer Maria Rilke.

Mise en scène : Pierre Alfred Eberhard
Lecture : Jean Burucoa et Alexandre Beaulieu
Musique : Thibault Marchal et Doriane Ayxandri

Deux lecteurs sont sur scène. Sur le plateau une grande toile blanche. Elle attend le premier mot du poète pour se remplir. Deux musiciens encadrent la scène. La musique chante ce que le poème ne dit pas mais exprime.

À la manière d’un concert, les trois arts s’expriment parfois en- semble, parfois séparément. Les possibilités sont riches, les variations et la manière dont les arts se répondent sont variés.
Mais toujours une seule règle absolue. À la manière dont Rilke l’a fait pour sa vie, en une heure de spectacle la poésie ne doit jamais cesser.

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LA RAGE / Et à la fin nous serions tous heureux / Compagnie Le Dahu

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Compagnie en résidence du 13 au 23 septembre 

Conception et mise en scène : David Costé et Maëlle Faucheur
Ecriture et création sonore : David Costé / En collaboration avec les interprètes
Distribution : Maëlle Faucheur / Damien Houssier / David Francillette / Sabine Balasse
Création sonore : David Costé
Chorégraphie : Maëlle Faucheur
Création lumière et régie : Nicolas Ameil et Karl-Ludwig Francisco

La compagnie Le Dahu travaille depuis plusieurs années en maisons d’arrêt. De ses ateliers en milieu carcéral est née l’envie de ce spectacle : travailler avec un ancien détenu, sur son parcours, son rapport à la société. Le plateau de théâtre devient le lieu de sa rencontre avec un comédien, une danseuse et une violoncelliste.

« En rencontrant la prison, ce qui nous a marqués, c’est combien c’est un espace de vie. C’est aussi un espace social, invisible à la majorité. Par le théâtre et la danse, c’est avec une subjectivité totale que nous y entrons. Ce qui nous touche c’est comment l’individu se compose entre lutte et imprégnation. »

Que diriez-vous de vous-même ?
C’est quoi la révolte ?
La révolution ?
Le bonheur ?

A partir de 13 ans

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Sortie de création du 22 au 25 novembre

> Représentations : 

Vendredi 25 novembre : 14h (scolaires)

Samedi 26 novembre : 20h (tout public)

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OCTOBRE

Mirad, un garçon de Bosnie (d’après le texte d’Ad de Bont) / Amin Compagnie Théâtrale

Théâtre

Les réfugiés, ça n’existe pas. Il n’y a que des gens emportés par le vent, comme des feuilles mortes, par le monde entier.

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Texte : Ad de Bont (Éditions de l’Arche)
Mise en scène : Christophe Laluque
Distribution : Serge Gaborieau, Chantal Lavallée, Robin Francier et Céline Liger
Scénographie, lumière : Franz Laimé
Musique : Nicolas Guadagno
Public à partir de 12 ans
Durée 1h15

Au cours de la guerre civile en Yougoslavie, Mirad, un garçon de Bosnie raconte l’histoire d’un garçon à la recherche de ses parents disparus. Mais Mirad est une histoire de tous les temps. Elle est écrite pour tous ceux qui se trouvent victimes des guerres qui dévastent notre planète. Et elle s’adresse à nous qui avons la chance d’être épargnés.

> Représentations scolaires

Vendredi 14 octobre  > 10h et 14

Lundi 17 octobre > 10h et 14h

Mardi 18 octobre > 10h et 14h

> Représentation tout public

Samedi 15 octobre  > 20h

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MOKHTAR / par Abdel Djallil Boumar

 

Animé par l’ardent désir et par l’espérance, l’Homme doit consacrer sa vie à sa quête. Il ne doit pas laisser l’inaction gagner un seul de ses instants. Sinon, il se verra repoussé hors du chemin. » Farid al-Din Att

Texte et mise en scène : Abdel djallil Boumar

Jeu : Sébastien Thévenet, Jeanne Peylet, Bruno Chartier

Sons et vidéos : Xavier Gruel

Durée : 1h

Mokhtar est un jeune comédien de banlieue, humoriste un peu lourd qui voit sa vie comme un jeu, les espaces naturels où il va comme des théâtres à ciel ouvert et les gens qu’il croise comme des partenaires de jeu. Il est sans cesse en jeu et ne connait le sérieux que très peu. Dans son voyage en Algérie, il rencontre NABILA, sa cousine éloignée. Il va nous raconter comment cette rencontre a eu lieu.

> Représentation tout public

Lundi 31 octobre : 19h

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NOVEMBRE

Le Dernier Dodo / par l’Amin Théâtre

Mise en scène : Christophe Laluque (d’après des textes de Gilles Clément)

Jeu : Marc Soriano et Mathieu Desfemmes

Scénographie et lumières : Franz Laimé

Musique et son : Nicolas Guadagno

Public : à partir de 5 ans

Le dodo était un oiseau qui ne savait pas voler. Il a complètement disparu. Il y a moins de 200 ans, les hommes et les chiens les attrapaient facilement parce que le dodo se laissait facilement attraper. Un jour, il n’est resté plus qu’un seul dodo sur la terre, les hommes l’ont mangé. Ce jour-là, des arbres ont cessé de pousser. On croyait, à l’époque, que le dodo ne servait qu’à être mangé, on ne savait pas qu’il faisait pousser des arbres. Et comme ces arbres allaient eux aussi complètement disparaître, un jardinier a décidé de les sauver. Ceci est une histoire vraie, c’est l’histoire du dernier dodo.

En mêlant les récits de ceux qui ont vécu à l’époque du dodo, avec les écrits et idées du paysagiste Gilles Clément, ce spectacle se présente comme un conte-documentaire. L’utilisation de la musique, de la vidéo et le jeu des comédiens transportent le spectateur dans une aventure émouvante, drôle et remplie d’espoir.

Le Dernier Dodo
Le Dernier Dodo

> Représentation à la Friche :

Le mardi 29 novembre : 14h

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DECEMBRE

La deuxième vie de Nasrédine Hoja / par Romain Berger

Mise en scène : Romain Berger, Jean Burucoa

Jeu : Romain Berger

Public : à partir de 5 ans

Durée : environ 45 mn

« Voici donc l’histoire de mon maître.

Chacun de nous, chaque homme, chaque femme a deux vies !!
La première s’arrête à la seconde ou notre pauvre cœur cesse de battre.
Le plus tard possible, que votre vie à chacun soit longue et heureuse…
Mais nous commençons alors une deuxième vie, dans la bouche même de nos proches et lointains amis qui se souviennent et parlent de nous.
Aussi longtemps que la mémoire, le souvenir de notre vie sera transmis nous continuerons d’exister…
Laissez moi donc vous raconter : la deuxième vie de Nasrédine Hoja
Mon maître. Sage parmi les sages. Pour que jamais ne s’éteigne son nom. »

Nasrédine, que tout le monde prenait pour un imbécile, habitait avec ses parents dans un petit village. Il parlait à la Lune et dessinait des cercles de sel.
Mobilisé à la guerre, il fut gravement blessé et perdit la mémoire. Il voulut alors rentrer chez lui mais ne se rappelait plus qui il est. Il avait oublié la Lune, ses parents et jusqu’à son propre nom.
C’est alors qu’il rencontra, en plein milieu du désert, un grand ministre qui le mena, bien malgré lui, à la cour du Calife Walimone, le seigneur de la région.
Nasrédine y fit preuve de grande sagesse et devint Grand Vizir. Sa réputation dépassa bientôt les limites de son royaume.
Chacun voulait écouter le grand Sage parmi les Sages.

Mais qu’en était-il de ses parents ? Avait-t-il vraiment oublié la Lune, son amie ?
Pouvait-il réellement continuer de vivre ainsi, dans l’ignorance du passé ?

 

> Représentations : 

Jeudi 15 décembre : 20h

Vendredi 16 décembre : 10h et 14h

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JANVIER

Mirad, un garçon de Bosnie #2 (d’après le texte d’Ad de Bont) / Amin Compagnie Théâtrale

Théâtre

Les réfugiés, ça n’existe pas. Il n’y a que des gens emportés par le vent, comme des feuilles mortes, par le monde entier.

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Texte : Ad de Bont (Éditions de l’Arche)

Mise en scène : Christophe Laluque
Distribution : Serge Gaborieau, Chantal Lavallée, Robin Francier et Céline Liger
Scénographie, lumière : Franz Laimé
Musique : Nicolas Guadagno

Photos et graphisme : Timor Rocks !

Public à partir de 13 ans
Durée 1h15

Située au cours de la guerre civile en Yougoslavie, Mirad, un garçon de Bosnie raconte l’histoire d’un garçon à la recherche de ses parents disparus. Mais Mirad est une histoire de tous les temps. Elle est écrite pour tous ceux qui se trouvent victimes des guerres qui dévastent notre planète. Et elle s’adresse à nous qui avons la chance d’être épargnés.

Dans la version #1 de « Mirad, un garçon de Bosnie », l’Amin théâtre proposait une forme brute dans laquelle les comédiens plongaient le spectateur dans l’imaginaire de la guerre par la seule force des mots et du jeu.

Si ce dispositif permettait à la pièce d’être jouée partout où cette parole constitue une nécessité, il intègre ici une forme scénique dans laquelle la scénographie, la musique et les lumières apportent au spectacle une dimension onirique.

 

> Représentations scolaires

Jeudi 19 janvier 2017  > 10h et 14

Vendredi 20 janvier 2017  > 10h et 14h

> Représentation tout public

Samedi 21 janvier  > 20h

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Février

Nous, les petits-enfants de Tito / Compagnie Liria Teatër

Mise en scène et avec Simon Pitaqaj

Collaboration artistique Samuel Albaric

Collaboration artistique et chorégraphique Cinzia Menga

Création sonore Cyrille Métivier

Création lumière Franz Laimé

 

Production et communication Gaëlle Hubert

Public à partir de 12 ans

Durée 1h

Photo

A l’âge de 15 ans, j’ai quitté mon petit village au pied d’une montagne au Kosovo, pour venir vivre en France… J’ai laissé derrière moi la maison froide, proche de l’étable, les animaux, la terre et les relations intenses. Derrière moi, j’ai laissé un mode de vie rural, encore magique, où l’inconscient collectif est peuplé de fantômes, de bandits audacieux et de princesses mystérieuses. J’ai quitté mon pays ténébreux, cette dernière banlieue de la Yougoslavie, car de vieilles vengeances inassouvies et des haines ancestrales allaient plonger mon univers dans un déluge de flammes.

Pour moi, venir en France c’était traverser le pont qui séparait l’obscurité de la lumière, mais j’arrivais dans un autre brouillard… Une cité de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis ! Un univers d’où je voyais briller d’autres lumières, celles de la capitale, avec à nouveau des ponts à construire, à nouveau des conditions de vie à dépasser.

Sous la forme d’une auto-fiction, c’est le parcours d’un adolescent habité de mythes et de légendes, mais aussi l’histoire interminable de conflits ethniques et religieux, que je raconte. C’est l’histoire d’un adolescent poursuivi par ses démons, qui s’échappe d’une forêt mystérieuse, pour arriver dans un univers urbain et désenchanté. C’est dans ce nouveau monde si différent et si semblable qu’il deviendra adulte. Il y vivra les meilleurs moments de sa vie, mais aussi ses pires cauchemars.

> Représentations : vendredi 17 mars à 14h et 20h

 

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Mars

Jardins suspendus / Compagnie Ia

Écriture et mise en scène : Camille Davin

Assistance à la mise en scène : Léa Pheulpin

Regard chorégraphique : Hélène Beilvaire

Comédiens : Romain Blanchard, Jana Klein, Esther Marty Kouyaté, Daniela Molina Castro

Scénographie et vidéo : Camille Olivier

Création Lumière : Jimmy Boury

Musique : Léo Flank

Live painting : Fumihiro Ueoka

Public à partir de 15 ans

Durée 1h15

Jardins suspendus raconte l’histoire d’un homme qui s’échappe. De lui-même, de son passé. C’est un « johatsu », un évaporé comme on dit au Japon. De ceux qui partent sans rien dire. Il arrive à Paris et erre dans la ville à la recherche de lui-même mais il est poursuivi par ses pensées et les voix de ceux qu’il a laissés .

À Paris, il marche et dessine pendant plusieurs jours, puis suit une femme et arrive dans un cours de peinture où trois femmes peignent. Il devient modèle pour le cours et objet de toutes les attentions. Les femmes voient en lui un amant, un enfant, un mari, et le retiennent avec leur regard. L’homme finira par partir car il n’appartient à aucune de ces projections. L’identité de ces femmes est modifiée par son passage. La trace du pinceau relie ces êtres entre eux, vestige de ces moments suspendus, hors du temps, gagnés sur la mort.

> Représentations : vendredi 31 mars, 14h

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MAI

Ennemis Publics / Collectif Satori

Ecriture et mise en scène : Thomas Resendes

Distribution : Florian Choquart, François Copin, Emmanuel Demonsant, Clémentine Haro, Fabrice Henry, Erwann Mozet, Manon Raffaelli, Pauline Rambeau

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Travailler sur un mouvement de révolte tel que la Fraction Armée Rouge, c’est se confronter à un monstre historique. Pour comprendre les revendications du mouvement étudiant allemand et la radicalisation de la Bande à Baader, il y a une myriade d’archives, de documents, de textes politiques, d’interviews et de témoignages.

Notre objectif est de raviver l’instant présent de cette révolte, en nous plaçant au cœur des événements. Il nous faut rendre cette histoire dans le présent de son déroulement, dans la tension de ce qui va advenir. La reconstitution des faits se justifie alors par une recherche de concret, de vérité, afin que ces événements surgissent sur le plateau comme pour la première fois. Il n’est donc pas question d’actualiser les différentes figures de la R.A.F en les introduisant dans notre société avec nos problématiques contemporaines, mais bien de comprendre ce qui dans ces événements passés a fait l’histoire de notre présent. Quel éclairage peut nous apporter cette période sur le contexte actuel, sur la parole médiatique, les réactions politiques et le combat désemparé de la jeunesse d’aujourd’hui ?

Après avoir dégagé une série de tableaux, suivant la trame des événements charnières de cette période, nous utiliserons le théâtre comme un terrain d’insurrection permanente, que nous réinventerons face aux spectateurs. Chaque acteur interprétant un membre représentatif de la Fraction Armée Rouge, ainsi que des rôles secondaires d’étudiants, de politiques, de journalistes, de policiers ou de simple citoyens allemand, l’urgence de raconter cette histoire les place dans un rapport émotionnel aux personnages qu’ils prennent en charge. C’est cette urgence personnelle du dire qui fait théâtre, dans un rapport charnel au récit.

Thomas Resendes.

> Représentation : date à venir