La Friche

Fabrique de culture

 L’Amin ouvre La Friche (Théâtre du Jardin Planétaire) en janvier 2012 : ancienne friche industrielle de l’ex Communauté d’Agglomération des Lacs de l’Essonne.  L’Amin y accueille d’autres compagnies en résidence de création, en lien avec un travail important en direction du public. Bénéficiant du soutien de la région Ile de France en tant que «Fabrique de culture», l’installation dans ce lieu atypique, au coeur d’une zone industrielle, est l’occasion pour l’Amin d’inventer et de développer un nouveau lieu d’échange et de partage.

OLYMPUS DIGITAL CAMERALieu solidaire

Mutualisation des espaces, des outils, du personnel ou des financements, coordination, échanges et partenariats entre les équipes artistiques et les associations locales, décloisonnement disciplinaire, invention permanente de nouvelles rencontres avec le public, forte implication et participation des gens à l’animation du lieu,  évènements impromptus, et réactivité en fonction des manifestations locales. Pas de plaquette, pas d’abonnement, pas d’artistes consacrés programmés longtemps à l’avance,  le moins de contraintes possibles, on vous laisse les clés, les artistes peuvent travailler 24h/24, les compagnies sont autonomes, ceux qui sont inspirés par les lieux peuvent y mettre leur patte…

DSC_0971Projets alternatifs

Fini ces relations acheteur/vendeur, fini de faire les rayons des produits culturels économiquement fiables, fini de faire le marchand de tapis ! Nous sommes liés à la culture autrement que par le biais de la diffusion de spectacles et du remplissage des salles. Nous développons ici une économie d’échange qui s’apparente au troc, un système qui échappe aux conceptions consuméristes et passives des pratiques artistiques traditionnelles, qui échappe aux réseaux des artistes sanctuarisés ou des grandes surfaces de la culture ! Nous penserons une monnaie complémentaire du spectacle, des relations plus saines, des contrats solidaires…

Après Garuma !Education populaire, exigence de l’art

Un état d’esprit plus libre, plus souple, et une moindre prégnance du culte de l’art et de la culture, par rapport aux institutions culturelles existantes. Animés par la passion plus que par la reconnaissance, nous tous, dans cette friche, cultivons une exigence artistique qu’il nous importe avant tout de transmettre dans un rapport de proximité avec les gens. Spectacles, réunions, débats, rencontres… Les croisements entre amateurs et professionnels s’y produise naturellement, et notamment à travers des pratiques hétérogènes qui dépassent largement le domaine culturel dans son sens le plus étroit.

DSC_1010Artistes engagés

L’Amin à la Friche tâche, sans relâche, de faire pousser ce lien artistes/citoyens qui doit être à la base de toute politique culturelle. La Friche est là, comme lieu de production d’œuvres de qualité, et de rencontre avec la population. Elle dessine un nouveau type d’espace artistique et culturel ouvert, complet et moins intimidant pour les nouveaux spectateurs : jeunes, militants associatifs, personnes socialement défavorisées… Tous concernés, l’énergie artistique qui se déploie dans la Friche est collective, voilà sa force. L’implication de chacun, et l’appropriation du projet par les artistes aussi bien que les usagers le font vivre.

 « Un espace de vie laissé au libre développement des espèces qui s’y installent.(…) Les énergies en présence – croissances, luttes, déplacements, échanges – ne rencontrent pas les obstacles ordinairement dressés pour contraindre la nature à la géométrie, à la propreté ou à tout autre principe culturel privilégiant l’aspect. Elles rencontrent le jardinier qui tente de les infléchir pour les tourner à son meilleur usage sans en altérer la richesse. Faire le plus possible avec, le moins possible contre. » Gilles Clément

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